1 586 views

Le Film Culte de la Semaine – Le Bon, La Brute et le Truand

maxoups59 18 mai 2012 1
Le Film Culte de la Semaine – Le Bon, La Brute et le Truand

Le Film Culte de la Semaine, c’est l’occasion de vous faire découvrir ou re-découvrir les films cultes du cinéma international. Et c’est chaque vendredi sur Cenoctet.com

Pour le premier article de cette toute nouvelle rubrique, il fallait un grand classique du cinéma. Le genre de film qu’on regarde au moins une fois par an, ou en boucle selon la personnalité de chacun, et qu’on n’hésite évidemment pas à acheter en Blu-ray même si on a déjà le film en DVD. Ou encore la bande originale somptueuse. C’est Le Bon, La Brute et Le Truand qui ouvre le bal des films cultes du vendredi sur Cenoctet.com

Le Bon, La Brute et le Truand et le troisième épisode de la célèbre trilogie du Dollar (appelé aussi la Trilogie de l’homme sans nom), initié par Sergio Leone, réalisateur italien de renom, qui inventa également le Western Spaghetti, trop souvent considéré comme étant du petit cinéma. Mais qu’est-ce qui fait de ce film l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma ? Tout commence par Pour Une Poignée de Dollar, le premier film de cette trilogie. Rencontrant un fort succès, l’aventure se poursuit avec Et Pour Quelques Dollar de Plus et enfin le film qui nous intéresse dans cet article. Et c’est grâce à ces trois films que l’un des plus grands acteurs américains se fît connaître mondialement, Clint Eastwood. Interprétant un personnage quasi muet, son jeu d’acteur fût à de nombreuses reprises critiqué, considéré comme un acteur paresseux et à la limite de la figuration.

Synopsis : Pendant la Guerre de Sécession, le Blondin (Clint Eastwood) – Tuco (Eli Wallach) et Sentenza (Lee Van Cleef), préférant s’intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d’un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d’or volés à l’armée sudiste. Tuco sait que le trésor se trouve dans un cimetière, tandis que Joe connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache. Chacun a besoin de l’autre. Mais un troisième homme entre dans la course : Sentenza, une brute qui n’hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins.

C’est avec joie que nous retrouvons deux acteurs du précèdent film de la trilogie, bien qu’ils n’interprêtent pas le même rôle. Clint Eastwood, dans un personnage silencieux et charismatique ainsi que Lee Van Cleef dans le rôle de Sentenza, un mercenaire sans coeur prêt à tout pour arriver à ses fins (un personnage qui s’oppose totalement à celui de Pour une Poignée de Dollar, où il interprete un homme meurtri et vengeur [Et non je spoile pas]). Pour l’anecdote, c’était Charles Bronson qui était préssenti pour interprêter Sentenza, un rôle qu’il dut refusé en raison de son engagement pour Les Douze Salopards. Ce n’est que deux ans plus tard qu’il retrouvera Sergio Leone dans Il Etait une Fois dans l’Ouest, où il jouera l’un des rôles principaux du film, l’Harmonica.

Il faut savoir qu’il existe trois montages différents de ce film. La version américaine comptabilise 2h40 de film, 2h28 pour la version anglaise (et distribuée dans la majorité de l’Europe) ainsi qu’une version Italienne de 3h. En 2007, la réédition du film a permis de retrouver les scènes manquantes, qui ne sont profitables qu’en VO, la faute à un problème de doublage (en effet, Clint Eastwood a deux voix différentes selon les scènes). Mais comment parler d’un film de Leone sans énoncer la musique. Ecrite par son compositeur fétiche, la musique fût composé par Ennio Morricone, ancien camarade de classe du réalisateur. Souhaitant une musique complexe et non redondante, Morricone mélangea les deux caractéristiques musicales des deux premiers volets de la trilogie, à savoir la guitare et la trompette mexicaine. Avec un thème principal rappelant le cri du coyote, la musique se veut être un outil narratif supplémentaire dans l’histoire, où chaque personnage à un instrument qui lui est propre. Nous retrouvons ici un travail magnifique, avec une BO qui vous restera en tête pendant plusieurs heures.

C’est avec un très bon accueil que le public reçoit le film, qui, il ne faut pas se leurrer, fût aidé par la renommé du désormais célèbre réalisateur Sergio Leone.. En France, c’est le 8 Mars 1968 que Le Bon, La Brute et Le Truand sort sur les écrans parisiens, qui attirera plus de 6 millions de spectateurs en France. Record que Leone dépassera amplement avec son 4ème (et dernier western) Il Etait une Fois dans l’Ouest, avec plus de 14 millions d’entrées. Une suite était prévu, écrite par le scénariste Luciano Vincenzoni. L’histoire se déroulait 20 ans après les faits comptés dans Le Bon, La Brute et Le Truand, où Tuco, toujours à la recherche de Blondin suite à son ultime coup de trafalgar, apprend la mort de celui-ci. C’est alors qu’il apprend que le neveu de ce ‘salopard’ est en vie et connaît la cachette du trésor. Malgré la présence de Clint Eastwood à la production (et narrateur, afin d’expliquer la cause de sa disparition), Joe Dante à la réalisation et Sergio Leone à la co-production,  le projet fût avorté lorsque Leone annonça ne plus vouloir tourner de Western, et refusa l’utilisation du titre du film ainsi que le nom des personnages.

 Le Bon, La Brute et le Truand est un film à découvrir ou à revoir, par sa simplicité et sa complexité, pour sa musique qui nous transporte dans l’Amérique du XIXième siècle, où la guerre de Sécession fait rage, alors que trois mercenaires sont à la recherche d’un butin inestimable. Dernier film de la trilogie du dollar, Sergio Leone rempilera pour un dernier western et lancera ce qui deviendra sa dernière grande trilogie, les Il Etait une Fois …

    

  • http://www.ordiretro.fr arnoparmentier

    Ce film est juste mythique ! Et la musique est géniale, pas étonnant qu’elle soit le thême d’entrée lors des concerts de Métalicca ;)

    Même si clint a été fortement critiqué pour son jeu d’acteur, moi je trouve qu’il est génial et caractérise très bien l’acteur de western comme a pu l’être également Charles Brandson, John Wayne ou encore Terrence Hill .

    Très bonne initiative cette thématique des films cultes