[Le Film Culte De La Semaine] La Folle Journée de Ferris Bueller

[Le Film Culte De La Semaine] La Folle Journée de Ferris Bueller

Quel lycéen n’a jamais rêvé un jour de sécher les cours ? Bon, ok, c’est mal, et si vous lisez ça, n’en prenez pas l’exemple. Mais c’est vrai, qui n’a jamais rêvé de prendre un jour de repos, comme ça, au lieu d’aller en cours ? Eh bien Ferris Bueller, lui en a rêvé, mais au-delà de ça, il l’a déjà fait. Plusieurs fois. Et alors qu’il est en dernière année au lycée, il va en profiter une dernière fois avant la fin des cours, puisqu’après, c’est la fac, et ce sera trop tard pour tout ça. La Folle Journée de Ferris Bueller, c’est donc l’histoire d’un ado, de son meilleur ami, et de sa copine, qui décide de profiter d’une journée tranquille, alors qu’ils devraient être en cours.

La force de La Folle Journée de Ferris Bueller, c’est avant tout son personnage principal, Ferris Bueller. John Hughes, le réalisateur et scénariste, a réussi à créer l’ado le plus cool, mais aussi le plus attachant qui soit. Et c’est bien, parce que c’est trop rare. On n’est loin des clichés des teen movies. Ferris Bueller est un adolescent cool, qui n’est pas un sportif, qui est apprécié de tous, qui a des tendances geek, qui ne méprise personne, et dont le meilleur pote n’est pas la deuxième star du lycée, mais un ado mal dans sa peau en proie a des crises d’anxiété. Ferris Bueller, c’est donc juste un adolescent qui aime la vie, et qui veut en profiter encore un peu tant qu’il le peut. Au final, il est donc immédiatement sympathique, et on a envie d’être son ami. Alors bon, c’est un personnage de fiction, ce n’est pas possible, mais cela permet au moins de s’attacher à lui, et d’entrer facilement dans le film.

L’autre grande réussite de La Folle Journée de Ferris Bueller, c’est son humour et son dynamisme. Le film est très rythmé, et repose sur un humour omniprésent qui ne vient cependant pas gâcher le film par trop d’abus. Et c’est surtout à travers le proviseur du lycée, Ed Rooney, que cet humour va se mettre en place. Sa seule volonté, c’est de choper Ferris Bueller afin de le faire redoubler. Et dans cette optique, il va agir tel un robot, en le traquant comme il le peut. Cela donne des scènes très drôles, et parfois assez absurdes, qui font du proviseur Rooney un très bon antagoniste, aux antipodes du héros principal.

La Folle Journée de Ferris Bueller, c’est aussi des scènes cultes, comme cette fameuse parade au cœur de Chicago sur la chanson Twist and Shout des Beatles. Ou encore cette escapade en Ferrari. Mais au-delà de l’humour et de l’aspect culte, ce qui caractérise parfaitement La Folle Journée de Ferris Bueller, c’est sa sincérité. Jamais les personnages principaux ont de mauvaises intentions, et même le fait de sécher les cours est justifié. Ferris Bueller est ses amis sont donc profondément humain, et on arrive à s’identifier à eux facilement. Et même lors des scènes dramatiques, puisqu’il y en a malgré tout, on ressent cette sincérité profonde des personnages, qui nous touche réellement.

Vingt-huit ans après sa sortie, La Folle Journée de Ferris Bueller est toujours considéré comme une œuvre culte de la comédie américaine et du teen movie. John Hughes signe son dernier vrai bon film, et on ne peut que le remercier tant la qualité est au rendez-vous. Véritable comédie, film sociologique, et témoin d’une époque, La Folle Journée de Ferris Bueller nous offre ce qu’il y a de mieux en la matière. Il n’y a rien à ajouter, et si vous ne l’avez pas vu, foncez ! Save Ferris.

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