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[Critique] Il Etait une Fois, une Fois

maxoups59 27 juin 2012 0
[Critique] Il Etait une Fois, une Fois

A l’occasion de la sortie du DVD et du Blu-Ray de Il Etait une Fois, une Fois ce 27 Juin, TF1 Vidéo nous a gracieusement envoyé un exemplaire de celui-ci afin de donner un petit avis. C’est sans langue de bois que nous en  parlerons donc dans cet article.

Synopsis :

Willy Vanderbrook, brillant Franco-belge devenu citoyen du monde, est sollicité pour un poste de concierge dans un grand palace parisien. Il est accueilli par un ami d’enfance, Serge Luyperts, limonadier désabusé qui héberge son ex-beau frère, Frank Vrut, indépendantiste Wallon gentiment psychopathe. La candidature de Willy – recalé pour délit de belgitude – va le contraindre, lui et ses compatriotes, à une imposture absurde et « royalement » revancharde…
En se faisant passer pour l’héritier de la couronne belge, Willy et sa bande déclenchent une série de joyeux débordements dans le cinq étoiles qui attire rapidement l’attention de Jessica, une intrigante professionnelle. Mais, pensant séduire le futur « roi des belges », elle va se frotter à plus fort qu’elle.
Ce détonateur burlesque entraîne alors le trio « made in plat pays » dans une escroquerie plus conséquente et plus hasardeuse. Car la blague de départ s’est refermée sur eux comme un piège… Les voilà à la merci de la jeune française, trop heureuse de pouvoir abuser de leur statut de belge dont personne ne se méfie pour mettre ses plans à exécution. Mais pour cela, il faudra d’abord apprendre à Jessica à devenir une véritable princesse belge. Le trio se voit donc obligé de coacher la jeune femme, l’entraînant dans les méandres complexes d’un apprentissage de belgitude hautement qualifié… D’abord contraints et forcés, Serge et Franck se piquent rapidement au jeu, rêvant de la nouvelle vie que pourrait leur offrir cette plongée dans le monde de l’arnaque. Willy, lui, résiste tant qu’il peut, bien décidé à prendre Jessica à son propre jeu. Mais le charme de la jeune française va bientôt avoir raison de ses bonnes résolutions…

Une chose est frappante dans ce film, sa ressemblance avec Bienvenue Chez Les Ch’tis. Alors certes, le film n’utilise pas la même thématique, mais on y distingue le même problème de fond. Des belges expatriés à Paris, soumis au chauvinisme des français et aux moqueries de ces derniers. A vouloir bien faire, et même trop faire, le réalisateur s’engouffre dans un tas de clichés sur les belges, comme sur les français. François Xavier-Demaison s’essaie tant bien que mal à rendre son personnage drôle et attachant, mais on le sent surjouer dans un rôle qui ne lui convient pas. De plus, ses deux comparses (Jean-Luc Couchard aussi déjanté que dans Dikkenek et Charlie Dupont en initiateur aux accents belges) ont déjà ce rôle et on aurait aimé un peu plus de personnages différents pour un tout homogène. De plus, Anne Marivin n’arrange rien à l’affaire.. Non pas pour son rôle, qu’elle interprète avec brio, mais par sa présence dans le film, qui n’est pas sans rappeler Bienvenue Chez Les Ch’tis, où le gag de la fricadelle est également présent.

Malgré les nombreux clichés et les quelques lourdeurs du film, Il Etait une Fois, une Fois n’en reste pas moins une comédie regardable, par ses quelques scènes qui deviendront sûrement cultes avec le temps (ndlr : la scène du pain perdu).  Pour ce qui est des bonus, vous retrouverez un making off du film plutôt sympathique, qui vous permettra de comprendre la genèse du projet tout en proposant des images sur le tournage. S’ensuit une vidéo pour apprendre à devenir Belge, fil conducteur du film proposé sous forme de cours.

Il Etait une Fois, une Fois déçoit sur le fond, comme sur la forme. Bien que le premier film de Chirstian Merret-Palmair, Les Portes de la Gloire fût un succès, il ne réussit pas le pari de maintenir en haleine son public à cause des clichés sur nos voisins les belges. Cependant, il fera rire les personnes aimant les blagues faciles, ou alors les personnes s’apparentant, de près, ou de loin à des belges. Si vous aimez les comédies franchouillardes, foncez tête baissée. Les autres, prenez garde. Sans pour autant être un navet, Il Etait une Fois, une Fois n’est pas la comédie de l’année.