Mardi , 22 juillet 2014
[Critique] Gravity

[Critique] Gravity

Les mexicains sont sur le devant de la scène cette année. Après le retour derrière la caméra de Guillermo Del Toro pour l'excellent Pacific Rim, après cinq ans d'absence, c'est au tour d'Alfonso Cuarón de revenir, après sept ans d'absence, pour présenter un nouveau projet plus qu'ambitieux. Accrochez-vous bien, on vous emmène dans un endroit dans lequel il n'y a plus de gravité, mais qui ne manque absolument pas de créativité. Tout commençait pourtant bien. La mission dans l'espace ne devait pas poser de problème. Et soudain, c'est le drame. Lorsque la station est percutée par des débris, les deux…

Vue d'ensemble des tests

Calogero n'a qu'a bien se tenir !

Résumé : Gravity

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Les mexicains sont sur le devant de la scène cette année. Après le retour derrière la caméra de Guillermo Del Toro pour l’excellent Pacific Rim, après cinq ans d’absence, c’est au tour d’Alfonso Cuarón de revenir, après sept ans d’absence, pour présenter un nouveau projet plus qu’ambitieux. Accrochez-vous bien, on vous emmène dans un endroit dans lequel il n’y a plus de gravité, mais qui ne manque absolument pas de créativité.

Tout commençait pourtant bien. La mission dans l’espace ne devait pas poser de problème. Et soudain, c’est le drame. Lorsque la station est percutée par des débris, les deux personnages principaux, le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock) et Matt Kowalski (Geroge Clooney) doivent survivre dans l’espace, un lieu très froid, sans gravité, et désormais sans radio pour communiquer. Et c’est alors que commence le film, mélange extrême et réussi entre science-fiction et aventure minimaliste. Un survival seul, dans l’espace, où certes, personne ne vous entend crier, mais surtout personne ne peut vous aider. Et c’est d’autant plus glaçant, puisque ce genre de situation n’est pas impossible.

Gravity est bien un film, prenant aux tripes, et il faut bien expliquer pourquoi. Déjà, et c’est indéniable, Gravity est une p*tain de claque visuelle ! S’affranchissant de tout ce que l’on croyait possible de faire, Cuarón joue avec sa caméra pour nous offrir des plans et des mouvements que l’on ne pensait même pas possible de réaliser. La liberté est totale, mais attention, elle est pourtant bien maîtrisée par un réalisateur qui sait très bien ce qu’il fait. C’est donc avec un immense sentiment de liberté, et sans aucune frustration, que l’on fait face à cette œuvre visuelle complètement folle et maîtrisée de bout en bout. Seule un réalisateur de génie pouvait se permettre une telle audace, et surtout une telle réussite. Et comme la direction artistique est aussi exceptionnelle, on se prend une claque dans la gueule assez monumentale. Oui, certains film osent, et certains de ces films réussissent.

Il serait cependant réducteur de considérer Gravity uniquement comme une prouesse visuelle. Derrière, il y a un scénario, et pour un film qui se passe dans l’espace, avec très peu de personnages, si l’écriture est mauvaise, le ratage peut être proche. Mais bien heureusement, Gravity est aussi très bien maîtrisé dans l’écriture, et offre des moments de tension extrême, comme des passages d’émotions assez bouleversants. On ne ressort pas indemne du film, et la grosse baffe vient aussi de ces scènes, qui resteront dans les mémoires de ceux qui verront le film. A cela s’ajoute la performance des acteurs, et principalement celle de Sandra Bullock. L’actrice oscille souvent entre divers rôles et films très différents. Entre Demolition Man et All About Steve, il y a une grande différence ! Celle qui a obtenu la même année un Oscar et un Razzie Awards prouve ici qu’elle est effectivement une excellente actrice. Sa performance est incroyable, et s’il y a bien quelqu’un qui porte le film, outre son réalisateur, c’est bien elle.

Vous l’aurez compris, Gravity est un film rare, un véritable chef-d’œuvre, une prouesse visuelle et artistique, et plus encore. Un film à voir absolument, et qui prend tout son sens en 3D. Prenant de bout en bout, sans aucun temps mort, Gravity ne vous laissera pas indemne. Si vous avez l’occasion, allez le voir en Imax. Enfin, puisque le film ne sera jamais diffusé en Imax en France, Gaumont privilégiant L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet de Jeunet, il faudra faire sans… Comme le disait le grand philosophe Calimero « C’est vraiment trop injuste ! ».

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